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Kamwa Daniel

Cultures Africaines

Daniel Kamwa (né le 14 avril 1943)  est un cinéaste et acteur originaire de Nkongsamba , au Cameroun .  Il a étudié le théâtre à Paris , en France , avant de produire son premier film, Boubou-cravate , en 1973.  Son film de 1981, Notre fille, a été présenté au 12ème Festival international du film de Moscou .
Filmographie comme réalisateur
• Boubou-cravate , directeur (1973)  
• Pousse-Pousse , directeur (1976)  
• Notre Fille , directeur (1980)
• Vidéolire , directeur (1991)  
• Totor , acteur et réalisateur (1994)  
• Le Cercle des pouvoirs , directeur (1998)

Daniel Kamwa fait un retour en force. Longtemps absent du paysage cinématographique camerounais, le réalisateur de pousse pousse refait surface avec un chef d’œuvre inspiré du roman « Petit Jo, enfant des rues ». Un film qui raconte les tranches de vie  d’un enfant métisse abandonné à sa naissance, puis recueilli par un inconnu. Le petit monde dans lequel il vivait s’écroule comme un château de cartes et malgré lui, il se retrouve avec des enfants de la rue.
« Petit Jo, enfant des rues » est un roman jeunesse écrit par l’écrivaine camerounaise Evelyne Mpoudi Ngollé. Il est sorti en 2009 et a été publié par la maison d’édition Edicef. Il comporte cent quatre vingt huit pages et il est classé dans la collection littérafrique. Tout comme le roman, le film aborde une diversité de thèmes qui sont pour la plupart d’actualité. Des faits sociaux que Daniel Kamwa à bien voulu porter à l’écran. On y retrouve par exemple la paternité irresponsable, la délinquance juvénile, les relations amoureuses compliquées avec les blancs, la stigmatisation des personnes. L’espoir, la combativité, malgré le fait qu’il se soit retrouvé sur un mauvais chemin,  petit Jo décide par la suite de donner un sens à sa vie, en allant à la recherche de ses origines.
Par ailleurs, Daniel Kamwa fait partie de ces rares cinéastes qui sont encore convaincus que le septième art camerounais gagnerait en valorisant les langues maternelles. Cette diversité culturelle dont il bénéficie est un atout non négligeable, voire important dans le développement de l’industrie du cinéma. Si certains pays comme le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso et d’autres encore, bien qu’ayant pour certains le français comme langue nationale, proposent des productions en langue maternelle qui sont bien appréciées par le public, pourquoi pas le Cameroun ?
Fort heureusement, ce nouveau paradigme est porté aujourd’hui au niveau de la jeune génération des cinéastes camerounais par Franck Thierry Lea Malle. Dans son dernier court-métrage « Angles », il insert des langues maternelles dans les dialogues. Enfin, en attendant  l’intégralité du film « Petit Jo », savourons déjà cette bande annonce impressionnante.
Je ne sais pas vous, mais moi je me fais un cinéma en ce moment... Je me retrouve avec plein de bobines de films sur la table d’En Sol Majeur, toutes signées d’un certain Daniel Kamwa. Un nom qui claque au Cameroun : car lorsqu’à Yaoundé on prononce ce nom, Daniel Kamwa, les cinéphiles se souviennent de Boubou cravate, Pousse-pousse, Notre fille ou Le Cercle des pouvoirs. Et les cinéphiles d’hier


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